Textes et citations

Pleine lune

Aujourd'hui la nuit se refuse à moi, je ne parviens pas à m'endormir.

On m'a dit un jour que le fait de ne pas dormir était un choix inconscient dû à une crainte elle-même inconsciente, que nos rêves nous disent les vérités de notre monde intérieur...

Peut-être !

Quoi qu'il en soit là, à cet instant, je voudrais juste dormir…

J'en ai assez de ce vacarme entre mon esprit et mes angoisses, entre mes angoisses et mes questionnements, entre mes questionnements et mes peurs, sans compter les larmes de mon cœur.

Ça jacasse, ça piaille dans tous les sens ; ils sont tous là, venant chacun à leur tour me conter une année-docte sur le pourquoi j'ai mal.

Es-tu à mes côtés ce soir ? Entends-tu ce boucan en moi ?

Je les connais tous, toutes ces ombres qui rampent derrière mes paupières, je connais chacune de leurs caractéristiques, chacun de leurs aspects.

Je t'ai montré à maintes reprises, à maintes reprises j'ai su y faire face et pourtant, ce soir tu me laisses là inerte, asphyxié par les chagrins d'autrefois.

Sous les lueurs de pleine lune pourtant, je ne vois pas l'endroit, je ne trouve pas le refuge, cet espace en moi dont nous seuls en connaissons tous les recoins.

Pourquoi je ne le trouve pas ?

Pourquoi tu ne m'entends pas ?

Je l'ai fait le signe vers toi, tu sais celui-là qui nous relis toi et moi à chaque fois !

Je t'appelle !

Viens à moi! Apporte moi un brin de paix s'il te plaît, car là maintenant, à cet instant, je veux seulement fermer mes yeux, seulement m'endormir.

Espoir

 Mon frère veille sur tes paroles
Ho ! mère veilles sur tes actes
Ho ! Père, veilles sur tes actions
Ho ! Sœur, veilles sur tes comportements
Le prince malin est là parmi nous, tapi dans le noir; à l’affût

Sache-le

Entends tes paroles et veilles y sérieusement car elle se dépose dans ta propre vie
L’univers ne fait que dupliquer tes vocables, tes pensées, ton langage et les messages que tu exprimes
Ouvre ton être pour voir ce qui est là, à ton attention
Connectes-toi, regarde dans tes songes
Mets-toi en communion avec toi ; avec eux
Ils te diront ; ils te montreront

Entreprends de lire dans ton âme chaque jour car il te parle à chaque instant
Écoutes ce qui te semble être le bruit du vent
Entends ce qui te semble être le chant des oiseaux
Ne te laisse pas leurrer par les apparences
Comprends qu’en toutes choses se cache un message qui t’est dédié ; cette réponse que tu attends depuis si longtemps

Quelque part il y a une issue à ce qui te semble être une impasse

Raconte leurs ils te diront !

Demande leurs ils te montreront !

Ma mère était une Reine,

Aventurière, téméraire, souveraine.

J’ai vu des Hommes tenter d’anéantir sa foi ; mais rien n’y fit.

J’ai vu les Ombres tenter de dérober ses rêves, mais rien n’y fit.

Et tant d’autres choses encore, vouloir l’obscurcir, la soumettre mais rien n’y fit.

Rien n’a jamais pu altérer, ni pervertir son indépendance, son pouvoir.

Il émanait d’elle cette redoutable énergie, intimidante et volcanique.

Elle se déplaçait au milieu des humains comme le vent qui se faufile entre les arbres, portée par des forces intangibles... Elle était une personnalité, une personne, libre et sans frontière.

Elle était un souffle, une aura, une émanation, une force qui :

Soulevait le désespéré lorsqu’il était à terre,

Guidait l'homme perverti, lorsqu’il s’était égaré.

Nourrissait l’affamé lorsque la famine se faisait oppressante.

Instruisait l’ignorant alors qu’ il ne savait rien.

Elle était le dévouement contre l’injustice, citoyenne du monde, défenseure des minorités, des opprimés, elle avait pour seul job le bien de l’humanité.

Elle était la beauté, l’audace, la puissance, la vivacité, elle avait une grandeur d’âme ; elle était une Grande Dame.

Rien. Rien je vous dis.

Ni sorcier, ni sorcellerie n’ont pu obscurcir sa lumière divine.

Nul Homme , nul gouvernement n’a pu la contraindre, la soumettre.

Ma mère était une Reine…

Même au-delà des mondes, elle continue à briller intensément, puissamment, éternellement.

Ma mère était une reine.

Je vous le dis, elle était une Reine.

Lessensdhortense

Se libérer du connu

L’un dit être sur le sentier de la vérité en tant que hindou.

L’autre dit être sur le sentier de la vérité en tant que musulman.

Et un autre en tant que chrétien, catholique et tous cheminent et se rencontrent à la même porte, celle du néant.

Le désordre intérieur, la peur du connu, la peur de l’inconnu nous poussent à obéir mécaniquement à celui qui promet une vie spirituelle confortable, alors que la plupart d’entre nous sommes opposé à la tyrannie politique, et à la dictature.

Et pourtant on succombe au piège de la réalité promise par autrui.

Nous acceptons les tyrannies et l’autorité de ceux qui déforme nos esprits et qui fausse nos vies.

Enclavé dans les filets de la société de consommation, de compétition, de manipulation, nous avons peur qu’en rejetant toute forme d’autorité, de rituel religieux, dogmes, nous nous retrouvions seuls.

En somme que nous cessons d’être des êtres humains « respectables ».

Ne cherche plus

Rien de ce que tu cherches ne se trouve à l’extérieur, ni chez les prêtres, ni chez les sauveurs, ni chez les gourous des temps modernes, voyant(es) et que sais-je...

Sois libre!

La vérité n’a pas de sentier, elle n’a pas de religion, pas de Dieu quel qu’il soit, elle n’a pas de lieu où se poser et c’est en ça toute sa beauté ; elle est vivante, elle est mouvante.

La vérité est toi ; cette mixture de peur et de gentillesse, de violence et de paix, tes colères, ta brutalité, tes idéaux, tes sentiments, tes joies, tes actes, et les douleurs de ta vie.

La vérité est en la compréhension de tout cela, et tu ne peux le comprendre qu’en sachant le voir dans ta propre vie.

Il est impossible de la trouver à travers une idéologie, un écran de mots, des groupes de parole...

Tu ne peux dépendre de personne, il n’existe pas de guide, ni d’instructeur, ni d’autorité.

Il n’y a que toi, ta relation aux autres, ta relation au Monde ; et rien d’autre.

Personne ne peut t’offrir de réponse ; si ce n’est toi-même. C’est pourquoi la connaissance de soi est primordiale.

Manquer de maturité c’est manquer de se connaître ; se connaître est le début de la sagesse.

Texte extrait et inspiré de Jiddu Krisnamuti : « Se libérer du connu »
ISBN 978-2-234-07330-2 

Lessensdhortense

 Le masque

À chaque instant ils portent le masque
Le masque du bon père
Le masque du chouette frère
Le masque de la parfaite épouse
Le masque de la bonne mère
Le masque de la parfaite copine
Le masque de la sociabilité
Le masque du bon mari
Le masque du bon collègue
Le masque du gentil
Le masque du bon prêtre
Le masque du bon disciple
Le masque du bon voisin
Le masque, le masque, toujours ce masque
Par peur du désamour on porte le masque
Le masque de ce qui ne me heurte pas !
Le masque de ce qui ne me dérange pas !
Le masque de ce qui ne me confronte pas !
Le masque du silence
Le masque de la conformité
Le masque de socialité
Soit ce que mon regard apprécie et sourit !
Mais dit ?
Qui est ce que je rencontre quand je te rencontre ?
Qui est ce que j'aime quand on se dit que l'on s'aime ?
Toc, toc, toc, qui es tu toi ?
Le sait tu encore seulement !? Ou alors tu t'es perdu dans les abîmes du monde ?
Comme je te plains.

Lessensdhortense

Regarde en toi

La force, le courage.

Celui qui t’aide, te réconforte...

Ta vie est ta création et non une découverte.

Tu ne vis pas pour la découvrir mais pour créer ta réalité à chaque instant.

Lessensdhortense

Besoin de définition


Société de consommation, besoin de reconnaissance, crise existentielle

Tu t’étales sur la toile.


Blogueuses, twitteuses, influenceurs, followers, followeuses,

C’est la loi de Narcisse, la peur de l’insignifiance

Il faut que tu like.

Adoration, illusions, fascination, manipulation,


Gourou cérébrale, gourou sentimentale

Ton pouvoir est sans égale, même la mort n’y échappe pas

On l’étale sur la toile.

Réseaux sociaux tu nous mênes en perdition au sommet de la perversion

Tu n’a plus de limite ; enfants, famille, adolescent, adolescente

On s'étale sur la toile...

Lessensdhortense

Je parle à chacun

« Je parle à chacun ; je parle tout le temps » dit dieu.

Mais la question est: qui écoute ?

Je n’ai aucune forme que tu puisses comprendre ;
Je suis partout dans toutes choses, je suis le grand invisible et non une forme que je revêts à certains moments. Je suis le vent, je suis le silence, je suis la neige… Je suis sous un milliard de formes ; je suis l’infini.

Tu ne pourras me connaître que lorsque tu cesseras de dire que tu connais Dieu.
Tu ne pourras m’entendre que lorsque tu cessera de dire que tu entends Dieu.

Et d’ailleurs! pourquoi ne m’offres-tu que des prières de supplications.
Ne comprends-tu donc pas que la prière adéquate est une prière de gratitude ?
Car la gratitude est l’affirmation la plus puissante faite à Dieu !?

Ta connaissance du fait que tes requêtes sont déjà dans ta réalité bien avant que tu ne l’exprimes !?

Pourtant, je parle tout le temps !

Qui écoute ?

Lessensdhortense

Citoyenne du monde

Je suis une citoyenne du monde.

Je n’ai pas d’appartenance, pas de groupe.

La vie est ma religion sans signe distinctif, ni croix quelle qu’elle soit.


Mon corps est mon temple.

Je le célèbre, je le remercie de me porter chaque jour.

Mon âme est ma demeure, je remercie ceux qui y habitent.


Quant à toi mon esprit, toi tu me joues quelquefois des tours.

Alors je te regarde, j’observe tes manigances, tes extravagances qui me laisse parfois sans voix.

Elle s’enivre tout le temps

Elle s’enivre à longueur de temps.
Chaque occasion est une raison, un prétexte.
Elle est sociable, liante, joviale.
Chaque accolade est une occasion, un prétexte.

Elle s’enivre, se désinhibe, se tortille…
Elle est amusante, amusée, déconnante…
Mais marquée, cernée, fatigué…
Elle a pris dix ans de plus que son âge, le diable s’est épris d’elle.

Il grignote son âme, tapie au fond de son être, il s’abreuve, déguste les essences de son cœur. Sournoisement, silencieusement, il se régale.
Il a obscurci son ciel, volé sa lumière, et éteignit son étoile.
Elle s’enivre à longueur de temps, elle paraît 10 ans de plus que son âge…

Elle n’est plus qu’une ombre teintée, estompée, qui disparaît à petit feu.


Lessensdhortense